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Blog · 21 septembre 2026

Relevés de rupture des merchandiseurs des marques : comment le magasin peut-il s'en servir ?

En brefLes forces de vente des marques visitent les magasins et notent la présence de leurs produits : c'est un relevé de rupture gratuit, fait par quelqu'un qui connaît ses références. Il a trois limites : il ne couvre que les marques qui ont une force de vente, il est fait au moment de la visite (souvent en semaine, le matin, quand le rayon est plein), et il sert d'abord la marque. Le magasin peut en tirer parti en demandant le relevé à chaque visite, en le comparant au sien, et en traitant avec le commercial les ruptures qui viennent de l'amont. Il ne remplace pas un relevé aux heures où les clients sont là.

Un relevé que le magasin ne demande pas assez

Les grandes marques emploient des commerciaux et des merchandiseurs qui passent en magasin à intervalle régulier. Une partie de leur visite consiste à vérifier que leurs produits sont en rayon, à leur place, avec le bon facing et la bonne étiquette. Ils notent les absences : pour la marque, une rupture est une vente perdue, et d’après Gruen, Corsten et Bharadwaj, 26 % des clients passent alors à une marque concurrente.

Ce relevé existe donc déjà. Il repart le plus souvent avec le commercial, et le magasin n’en voit que la conséquence : une remarque en fin de visite, ou une ligne dans un compte rendu envoyé à la centrale.

Ce que vaut ce relevé

Ses forces : il est fait par quelqu’un qui connaît l’assortiment attendu référence par référence, qui sait distinguer un produit absent d’un produit déplacé, et qui regarde aussi l’étiquette et le facing. Il est gratuit pour le magasin.

Ses limites :

  • il ne couvre qu’une partie du rayon : les marques nationales qui ont une force de vente. Les marques de distributeur, les petites marques et les produits locaux n’ont personne (ruptures sur les marques de distributeur) ;
  • il est fait à l’heure de la visite, en général en semaine et en journée, quand le rayon vient d’être rempli. Les ruptures de fin d’après-midi et du samedi, les plus coûteuses, lui échappent (ruptures du samedi et des veilles de fête) ;
  • il est ponctuel : une visite toutes les une à quatre semaines donne une photo, pas une durée ;
  • il sert la marque : le commercial cherche d’abord à défendre son facing et ses références.

Comment s’en servir

  1. Demander le relevé à chaque visite, par écrit ou en photo, au chef de rayon concerné. La plupart des commerciaux le donnent volontiers.
  2. Le comparer au relevé du magasin le même jour : les écarts montrent ce que l’équipe ne voit pas, souvent des produits déplacés ou sans étiquette.
  3. Trier les causes avec le commercial : une rupture qui vient de l’entrepôt ou du fournisseur est son sujet autant que celui du magasin. Il a souvent l’information (rupture nationale, changement de conditionnement, référence arrêtée) avant le magasin (pénuries et ruptures longues).
  4. Ne pas régler le facing sous la pression : la demande d’un facing plus large se juge sur la rotation, pas sur l’insistance (facing et capacité de rayon).
  5. Garder son propre relevé aux heures de forte vente : celui du commercial ne le remplace pas (taux de rupture linéaire : comment le calculer).
Source du relevé Ce qu’elle couvre Quand Ce qu’elle manque
Commercial ou merchandiseur de marque ses références à sa visite, en journée MDD, petites marques, soirs et samedis
Équipe du magasin tout le rayon aux heures choisies entre deux relevés
Données de caisse les fortes rotations en continu, avec retard les faibles rotations
Clients ce qu’ils cherchent au moment de la rupture ce que personne ne cherche ce jour-là

Aucune source ne suffit seule ; elles se complètent.

Un exemple chiffré (hypothétique)

Prenons un hypermarché fictif où le commercial d’une marque de café passe le mardi matin et relève 1 référence absente sur 18. Le relevé du magasin, fait le samedi à 17 h, en trouve 5 sur les mêmes 18. Les deux relevés sont justes : ils ne regardent pas le même moment. En les mettant côte à côte, le chef de rayon et le commercial conviennent d’élargir le facing de deux références à forte rotation et de relever leur point de commande avant le week-end. Les chiffres sont illustratifs.

Ce que change le signalement par les clients

Le relevé du commercial couvre ses marques, à l’heure de sa visite. Les signalements des clients avec AlerteRayon couvrent tout ce que les clients cherchent, à l’heure où ils le cherchent : les deux se recoupent, et le magasin peut partager avec chaque marque les signalements qui la concernent. Essai de 14 jours, sans carte de paiement : voir le forfait pour les directeurs.

Sources

  • Gruen, Corsten, Bharadwaj, « Retail Out-of-Stocks: A Worldwide Examination », GMA, 2002 : étude complète (PDF).
  • Corsten, Gruen, « On Shelf Availability », 2004 : résumé.

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